Pas d’eau = pas d’apéro (pour le moustique tigre)

Le moustique tigre provient d’Asie du Sud-Est où il se trouve depuis des décennies. Son principal mode d’expansion se fait par l’intermédiaire de l’homme, par le commerce mondial de marchandises.

Il a un comportement de piqûre constant toute la journée mais particulièrement l’après-midi et le soir, entre le printemps et septembre. Il est silencieux et plus petit qu’une pièce de 1 centime d’euro. Son nom est trompeur puisque le moustique tigre n’est pas jaune et noir mais blanc et noir. Il est également caractérisé par la présence d’une ligne dorsale blanche le long de son thorax. Ses pattes sont également rayées.

Il montre un comportement agressif persistant pour obtenir un repas de sang (plusieurs piqûres au niveau des membres inférieurs) : si de nombreuses femelles se retrouvent simultanément à proximité d’un site de reproduction favorable, on peut parler d’une réduction de la qualité de vie. Ce moustique a peu tendance à se disperser lorsqu’un habitat approprié est disponible et il vole rarement plus de 100 mètres en une journée : 80% des gîtes larvaires se développent dans le domaine privé... celui qui vous pique est peut-être né chez vous !

Il est considéré comme le principal vecteur du virus Chikungunya, il est également vecteur de la Dengue ou du Zika. Ces virus ne peuvent être ramenés en métropole que par un voyageur dans un pays où l’une de ces trois maladies circule : la personne tombe malade, le moustique tigre s’infecte en piquant cette personne et peut ensuite transmettre le virus à quelqu’un d’autre en la piquant.

Pas d’eau stagnante, pas de moustiques ! Alors je vide, je jette, je couvre ! Durant son existence, le moustique tigre peut pondre jusqu’à 500 œufs. Il utilise un grand nombre de gîtes larvaires artificiels et naturels différents : pneus usagés, pots de fleurs ou bouteilles, tasses, jouets qui traînent, brouette, pied de parasol, etc. Pour empêcher sa propagation, tous ces gîtes remplis d’eau doivent être vidés deux fois par semaine ou éliminés, même lorsqu’il s’agit de très petites quantités d’eau. Les autres récipients indispensables peuvent être stockés dans un endroit sec. Les fûts récupérateur d’eau et autres récipients similaires doivent être couverts d’une moustiquaire.

Retenez ceci : privé d’accès à l’eau, le moustique tigre ne se reproduit pas !

Il n’y a pas à ce jour de solution technique miracle dont l’efficacité serait prouvée scientifiquement et pour ce qui concerne une action de démoustication, elle n’est réalisable que lorsqu’un cas de dengue, de chikungunya ou de zika est identifié par un professionnel de santé et validé l’Agence régionale de santé. Il s’agit alors d’éviter que des moustiques tigres présents piquent la personne malade et transmettent la maladie à d’autres personnes alentours.
Les traitements de démoustication – qui nécessitent un périmètre de sécurité et la mise en œuvre de mesures importantes en amont des opérations – ne peuvent par conséquent être déclenchés que par les autorités sanitaires et uniquement en cas de risque de propagation épidémique d’une de ces maladies.

En 2024, l’Eurométropole teste dans certains secteurs la diffusion d’un larvicide biologique, injectée dans l’eau par des professionnels dans les avaloirs des rues sous lesquelles prospèrent les larves de l’insecte grâce à un larvicide, et qui serait efficace de 60 à 80%.

A Eckbolsheim, les agents techniques de la mairie ont été formés pour limiter au maximum les risques de prolifération.

Sources d'informations complémentaires

Tiger SLM67